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Octobre

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À L’ORIGINE DU MONDE

Les différents cultes hindous qui rythment la vie des pratiquants incluent la méditation, les offrandes, les invocations et bien sûr les chants religieux. Partie intégrante de la pratique religieuse, les textes sacrés des védas, des upanishads, des puranams, sont chantés par les fidèles. Qu’il s’agisse d’une naissance, d’un mariage ou d’un décès, le chant accompagne le rite.

La musique est considérée comme sacrée. Chaque note crée une vibration spécifique dans l’espace qui apaise l’esprit. Les chants, au même titre que la danse, constituent une forme d’offrande envers Dieu. Les sept notes de musiques représentent les sept portes du royaume de Dieu.

En chantant les prières, l’âme s’élève avec la voix pour atteindre la plénitude.

Selon la mythologie hindoue, la musique a une origine divine : c’est par le son que le dieu Brahmâ a créé l’univers. Le dieu Shiva jouait quant à lui du tambour damaru, et son fils Ganesh jouait lui, comme Hanuman d’ailleurs, du tambour mridangam. La déesse Saraswati, elle, est toujours associée à la vînâ. L’univers a été créé par le son primordial Ôm ; le langage dérive des sons du tambour…

La musique dévotionnelle puise ses origines au plus profond de la philosophie et de la spiritualité de l’Inde. Le but de chaque hindou est de parvenir, à travers une divinité, une pratique religieuse ou artistique, à se libérer de son « moi » individuel et à s’unir à sa véritable nature divine. Cette quête individuelle et linéaire trouve sa juste correspondance musicale dans l’importance accordée à la mélodie, et justifie le caractère intrinsèquement soliste de la musique indienne, pour laquelle il n’existe ni orchestre, ni chorale.