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Mars

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LA MUSIQUE, « SERVANTE DE LA THÉOLOGIE »

Au cours des siècles, la musique a exercé un impact considérable sur la piété protestante collective et individuelle. Chorals luthériens, psaumes huguenots, hymnes, cantiques, gospels… représentent l’identité spirituelle et hymnologique des fidèles depuis la Réforme. Martin Luther la considérait comme « la servante de la théologie », Jean Calvin estimait « qu’entre les choses qui sont propres à recréer l’homme, la musique est l’une des principales… ».

Luther « commença et toute la terre chanta », affirme le célèbre historien français du XIXe siècle Jules Michelet ! Le réformateur a œuvré et composé pour que le peuple de l’Église chante en sa langue. Témoigner joyeusement des œuvres de Dieu était un moyen pour transmettre l’Évangile. Dans cette perspective, le chant allait dépasser les murailles des églises et devenir une forme vivante du témoignage des fidèles dans leur vie quotidienne. Comme l’écrit en 1534, la célèbre Catherine Zell, l’épouse du pasteur de la Cathédrale de Strasbourg, « Je recommande le chant à l’artisan penché sur sa besogne, à la mère berçant sont enfant en pleurs, à la servante lavant la vaisselle ».

La musique a occupé une place importante dans la culture et la piété protestante pour édifier mais aussi pour protester et résister. Elle manifeste l’unité de notre foi, anime nos cultes, soutient, réconforte, console les isolés, les prisonniers, les exilés…

En ce mois de mars, temps liturgique de la Passion, évoquons Jean Sébastien Bach, considéré comme le cinquième évangéliste, disposant de plus de cinq milles chorals. Il les a intégrés dans ses cantates, motets, oratorios, passions et chorals d’orgue.

Aujourd’hui en visant à un équilibre entre tradition et modernité, la musique reste expression de notre foi et son message plus que jamais d’actualité, une actualité sombre, mais parfois transcendée par un rayon de confiance, de louange et d’espérance.