Logo de la ville de Strasbourg: eurométropole, capitale européenne

Mai

mai-sans

LA CLOCHE BOUDDHISTE

Tous les pratiquants bouddhistes utilisent le son de la cloche. La forme est variable selon les traditions. L’image ci-contre représente un « bonshô », aussi connu sous le nom de « grande cloche ».

À l’époque moderne, le son du bonshô est devenu un symbole de paix, comme en témoigne la cloche de la paix installée devant le siège des Nations Unies, offerte par le Japon le 8 juin 1954, comme engagement à la cause de la paix dans le monde. Dans la tradition tibétaine, la cloche représente le son de la vacuité.

Le « bonshô », dans les temples zen, est frappé à intervalles réguliers, pendant la « méditation assise », pour inviter les pratiquants à lâcher instantanément toute forme de pensée ou de rêverie, et diriger à nouveau leur attention vers la « posture » et la respiration. Elle favorise ainsi l’éclosion de l’esprit d’unité, qui est l’accomplissement-même de la cérémonie. Elle apaise et purifie naturellement l’esprit.

Ses sons sont une porte ouverte sur le silence. Tous ont une signification, mais doivent aussi être perçus pour eux-mêmes. Alors, au moment-même de la perception du son… où est la frontière entre l’extérieur et l’intérieur ?

En raison de leur forme, ces cloches sont aussi vues comme des représentations du Bouddha assis, et se voient accorder le même respect. Avant chaque coup, le moine responsable récite un sûtra qui exprime le vœu que tous les êtres sensibles s’éveillent au son du bonshô.

La conception générale de la « grande cloche » a une origine chinoise ancienne. La première daterait de 600 av. J.-C. Le plus ancien « bonshô » connu actuellement et encore utilisé, a été coulé en 698, avec comme nom « Okikicho » : il est installé dans le temple Myôshin-Ji, à Kyôto au Japon.