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Juillet

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LA MUSIQUE, VECTEUR DE COMMUNICATION UNIVERSELLE

Chacun en écoute et chacun la reçoit ou la pratique selon sa culture, sa disponibilité et son ouverture d’esprit. Elle constitue également l’un des points communs des religions et notamment de la pratique cultuelle. Dans ce cadre, la musique produite, écrite ou improvisée accompagne le culte même et donne un rythme aux textes, aux gestes, aux paroles et aux rites.

Cette musique vocale ou instrumentale s’origine dans les traditions ou les folklores populaires et s’est souvent transmise de génération en génération, à l’exemple du chant grégorien, chant de référence de l’église catholique romaine mais qui rappelle nettement les cantillations coraniques ou hébraïques, voire un répertoire de même inspiration dans l’église orthodoxe. Les dénominateurs communs avec le kaddish chanté dans le culte israélite par exemple, sont l’utilisation des modes, les inflexions et les intervalles.

Langue universelle entre les peuples et les religions, la musique illustre tout particulièrement le dialogue interreligieux, comme l’a démontré le concert de clôture des festivités du Millénaire de la cathédrale de Strasbourg, en 2015, avec l’Œuvre de Thierry Escaich « Litanies pour un jubilé », créée pour cette occasion et qui mêlait œuvres grégoriennes, mélodies de chorals luthériens, et improvisation sur le Kaddish de Maurice Ravel.

Ainsi, la musique profane ou sacrée, est très souvent présente dans les lieux de culte et durant les cultes. Elle est entendue et vécue de manière très différente selon les obédiences, mais elle continuera à enrichir le sens et à donner le relief nécessaire aux Écritures, elles-mêmes constituant une source inépuisable d’inspiration pour les musiciens et les artistes.

Vincent Dubois
Organiste titulaire de Notre-Dame de Paris.
Directeur du conservatoire de Strasbourg

En juillet