Logo de la ville de Strasbourg: eurométropole, capitale européenne

Janvier

calendrier-interreligieux-janvier

LES VERTUS PROTECTRICES DU BASILIC

Si l’on énumère les plantes utilisées dans la pratique cultuelle de l’Église orthodoxe, le basilic occupe incontestablement la première place. Il est largement utilisé, notamment dans l’espace balkanique et grec, comme «goupillon» pour l’aspersion d’eau Bénite.  En effet, les orthodoxes cultivent spécialement une sorte de basilic qui, arrivant à maturité tard en automne, est dotée de nombreuses coupelles au sommet. Même séchée, la plante n’est pas cassante, ce qui permet d’en faire des bouquets de différentes tailles et de les conserver à l’église ou dans les maisons pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Plongées dans l’eau bénite, les coupelles du bouquet se remplissent et dispersent les gouttelettes lors des nombreuses aspersions: à l’Épiphanie tout spécialement, mais également aux consécrations d’églises, bénédictions des habitations, des lieux ou d’objets divers. Une fois hors d’usage, la plante n’est pas jetée, mais elle est soit brûlée, soit placée à côté d’une icône afin de protéger la maison contre les esprits maléfiques.  Le nom même de basilikon (du grec basileus = roi ; oikos = maison) – plante noble – de la maison du roi, lui confère une place éminente, largement justifiée par ses vertus naturelles: un parfum agréable et persistant et des effets thérapeutiques incontestables.

Le basilic vert est utilisé aussi le troisième dimanche du carême de Pâques (Dimanche de la Croix)  et lors de la fête de l’Exaltation de la Croix (le 14 septembre), pour orner la Croix portée en procession.

Il va de soi que, dans les régions plus nordiques, où le climat ne permet pas la culture du basilic, les orthodoxes utilisent dans le culte épiphanique d’autres plantes ou d’autres dispositifs pour l’aspersion d’eau bénite.