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Février

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LES SACRÉES JOURNÉES

La religion et la musique sont si universellement partagées que certains n’hésitent pas à les considérer comme inhérents à la nature humaine.
Toutes les religions s’enracinent dans une expérience du sacré dont la musique est l’un des vecteurs privilégiés. Cette quête spirituelle a pris  l’innombrables formes dans le temps et l’espace, correspondant chacune à une vision du monde et à un environnement culturel particulier.

C’est par une parole, qui prolonge le son primordial et créateur, que l’homme accède à la dimension profonde de l’être. Cette parole engendre dans  presque toutes les traditions la psalmodie, l’incantation, le chant et souvent la musique instrumentale qui la transmettent, la soutiennent et l’embellissent.

Il existe autant d’idiomes musicaux que de langues parlées au monde, dotés chacun de ses structures, de ses règles et de ses critères esthétiques propres. La musique structure le temps : elle agit en tant que signal, par exemple en rythmant le déroulement d’une cérémonie religieuse, en générant certaines émotions, en plongeant ses auditeurs dans une ambiance propice à l’éveil de sentiments spirituels.

Parfois intimistes et méditatives, parfois festives ou majestueuses, les musiques sacrées nous invitent à partager une diversité souvent remise en cause par l’uniformisation culturelle qu’engendre la mondialisation. Chants grégoriens, cantillations de la Torah, messes des grands compositeurs de la Renaissance, chorals de Jean-Sébastien Bach, musiques soufies musulmanes, sutras bouddhistes, louanges à Krishna, musiques shintoïstes, cérémonies taoïstes, gospels afro-américains, musiques zoroastres…

Les musiques sacrées du monde entier, proposées chaque année par le festival Les Sacrées Journées de Strasbourg, ne sont pas simplement un plaisir de l’écoute. Elles répondent à un besoin qui par définition dépasse les caprices du goût.