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LA FOI PAR LE CHANT

On ne saurait imaginer de messe catholique sans musique. Le culte chrétien s’inscrit dans la tradition du culte juif : Jésus lui-même a chanté les psaumes, nous dit l’Évangile, et l’Église catholique les chante encore dans sa prière quotidienne. La Bible nous dit que les anges chantent devant la face de Dieu.

Il était donc tout naturel que les chrétiens, lorsqu’ils se rassemblent pour célébrer l’eucharistie, donnent une place importante à la musique et au chant. Celui-ci prit des formes variées au cours des siècles : un chantre assure seul la partie musicale à partir du IVe siècle, puis apparaît la « schola » constituée d’un groupe de chantres (VIIe siècle).

Le chant grégorien demeurera longtemps la forme d’expression privilégiée pour la liturgie, mais la polyphonie apparaîtra dès le IXe siècle.

Il faudra attendre le XIXe siècle pour que se développent des cantiques en français, permettant à tous d’exprimer la foi par le chant.

Le dernier grand changement a été introduit par la Réforme liturgique conduite par le Concile Vatican II (1962-1965), suscitant une créativité qui ne faiblit pas depuis 50 ans. Le répertoire liturgique actuel comporte plus de 15 000 chants (dont seule une petite partie est utilisée et connue de tous) composés dans les styles les plus variés, du cantique classique à des musiques plus rythmées.

L’orgue accompagne toujours les chants, mais bien d’autres instruments sont utilisés dans les églises. Le Concile Vatican II a insisté sur la « participation active » des fidèles à la célébration de la messe : celle-ci n’est pas une action sacrée à laquelle on assiste, mais un acte commun de prière que l’assemblée accomplit ensemble.

Le chant qui unit à la fois les voix et les cœurs en est une des plus belles expressions.