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A propos

Dès les premières civilisations, les hommes ont créé des unités de mesure pour se repérer dans le temps : années, mois, semaines, jours et heures. Ces repérages s’appuyaient sur les saisons mais aussi sur la rotation de la lune autour de la terre et de la terre autour du soleil, donnant ainsi naissance aux calendriers solaires et lunaires.

C’est aux Chaldéens, qui pratiquaient l’observation des astres, que l’on doit l’origine du calendrier. Au fil des siècles, les religions exercent également une influence grandissante sur l’élaboration des calendriers.

Aujourd’hui, nous utilisons le calendrier grégorien, instauré par le Pape Grégoire en 1582 et basé sur une année dont la durée est égale à la révolution de la terre autour du soleil, soit 365 jours et 366 pour les années bissextiles. Il est progressivement adopté presque partout dans le monde et sert de référence commune, tout en coexistant avec d’autres calendriers, basés sur des traditions culturelles ou religieuses.

Le calendrier interreligieux, édité par la Ville de Strasbourg, met en lumière la diversité des calendriers encore en cours, notamment dans les différents cultes.

Editorial

Nombreux sont les signataires des textes de ce calendrier des religions – et je tiens d’ailleurs à les remercier tous très chaleureusement – qui ont tenu à souligner le caractère universel de la musique. Aussitôt les premières notes égrenées, et quelles que soient notre origine et notre langue, la musique nous transporte en effet dans un même univers, et cela est aussi vrai de la musique religieuse que de la liturgie. En faisant vibrer les sens, en touchant l’âme et le coeur, elle fait de chacun d’entre nous, croyant ou non croyant, un être en prise avec le spirituel.

Et lorsqu’elle s’élève dans un lieu de culte et s’enveloppe dans l’atmosphère dégagée par l’édifice, son architecture, sa structure, la foi qu’il célèbre et la façon dont les fidèles l’occupent, elle contribue immanquablement à l’identité même de ce lieu. Qu’elle soit vocale ou instrumentale, on le sait, la musique constitue un élément essentiel de la pratique du culte.
C’est pourquoi je tiens à saluer le choix de cette thématique et à remercier Olivier Bitz, adjoint au maire en charge des cultes, Nicolas Matt, conseiller municipal délégué, chargé du suivi des relations avec les cultes, ainsi que les représentants des cultes, d’avoir pris une telle initiative pour cette édition 2018. Je suis convaincu que cette approche, ajoutée à la possibilité offerte au public d’écouter la composition musicale proposée par le saxophoniste Philippe Geiss, permettra de faire connaître plus largement encore le calendrier des religions. Il faut dire que son succès grandissant d’année en année, nous incite bien sûr à poursuivre sa publication, mais aussi à innover sans cesse, comme nous le faisons avec cette illustration musicale.

En confortant ainsi sa vocation d’outil pédagogique pour les petits et les grands, de support de connaissance pour tous et de véritable lien tissé entre les communautés, nous sommes fidèles à notre mission, celle d’une ville qui met le dialogue au cœur de son action.

À l’heure où le repli et l’idéologie de rejet rencontrent une telle adhésion, chaque graine semée dans le champ de l’ignorance pour faire éclore le savoir et pour favoriser la connaissance mutuelle, à l’exemple de ce calendrier, est extrêmement précieuse.

Je souhaite à chacune des communautés qui constituent le tissu social de notre cité, de très belles célébrations pour chacune des fêtes mentionnées dans ce calendrier et à toutes et à tous, de très bons moments de partage autour des valeurs républicaines qui nous lient, que l’on soit croyant ou non croyant.

Roland Ries,
maire de Strasbourg